Le concept de bonne gouvernance développé par le Consensus de Washington est un programme qui associe l’aide étrangère et la promotion de la démocratie.

Avec un objectif comme le développement économique, les intérêts du bénéficiaire et du donateur coïncident; alors qu’avec la démocratisation, les bénéficiaires autoritaires ont de fortes raisons de s’opposer à ce que les donateurs recherchent. Les motivations différentes des donateurs et des bénéficiaires doivent être prises en compte pour que l’aide à la démocratie soit efficace.

Dans le cas du Cameroun et des prisonniers politiques reconnus par notre organisation, nous démontrons fréquemment comment le pays bénéficiaire (Le Cameroun) utilise la démocratisation cosmétique et le despotisme légal pour débarrasser du champ de bataille politique des opposants politiques légitimes ou des personnes perçues comme telles issues parfois de ses propres rangs.

Aussi, la bonne gouvernance et la démocratie ne sont pas possibles lorsque l’aide étrangère est militarisée par une élite corrompue qui n’est pas non plus représentative du peuple.

En effet la kleptocratie et la « corruption stratégique » utilisée par le régime de Yaoundé pour piéger ou coopter par la corruption l’opposition légitime en utilisant l’aide étrangère tout en prétendant lutter contre la corruption est une routine que le CL2P a suffisamment argumentée et détient toute la documentation pour prouver.

Cela devient le règne de l’antipolitique pour un système qui n’a aucune allégeance devant le peuple (parce qu’il n’en tire pas sa légitimité), mais voue un culte à la circulation mondiale du capital dans un monde où les politiciens et les institutions financières supranationales ne sont pas elles-mêmes pas responsables envers le peuple mais obsédées uniquement par la circulation du capital mondial qui sape toutes les formes de politiques redistributives et des principes de justice sociale égalitaire. C’est ainsi que l’ordre civil démocratique est rendu inutilisable. Car la nécessité de garantir la légitimité n’est pas nécessaire , indispensable et même essentielle à la mise en œuvre de politiques néolibérales où les mains invisibles du marché et la providence divine dictent leur loi, en lieu et place de la souveraineté et du collectif, créant donc une tension perpétuelle entre le libéralisme autoritaire et la volonté de la majorité.

Nous en arrivons donc précisément, à la logique cynique consistant en permanence à créer des problèmes que seul le marché peut résoudre.

Dès lors la lutte contre la corruption avec un programme tel que “Opération Épervier” devient une programmation prédictive, et une forme subtile de conditionnement psychologique fourni par le régime pour familiariser le public avec le contrôle social et politique planifié à mettre absolument en œuvre pour la survie du régime. Il familiarise le public et normalise la tyrannie au nom de la lutte contre la corruption, réduisant ainsi la résistance et la contestation sociale.

Le CL2P prévient que lorsqu’il s’agit du cours de la politique camerounaise, il y a la puanteur distincte de la putréfaction. Et, tandis que le corpus putrescent du régime de Biya se décompose encore, et malgré son obsession pour un culte de l’immortalité obscène, la râpe incomparable des vautours en cercle devient incontournable et incontrôlable avec une odeur insoutenable.

Source: https://www.camer.be/83930/30:27/cameroun-corruption-strategique-prisonniers-politiques-et-liberalisme-autoritaire-a-yaounde-cameroon.html

News – World news CAMEROUN :: Corruption stratégique, Prisonniers politiques et Libéralisme Autoritaire à Yaoundé :: CAMEROON CAMEROUN INFO – CAMEROUN ACTU