L’initiative de l’Arrdel ambitionne doter les maires de compétences leur permettant d’améliorer les conditions de vie des populations.

Sauf imprévu, les exécutifs communaux et les conseillers régionaux nouvellement élus vont inaugurer la gestion des ressources locales au cours de l’année budgétaire 2021.

Le processus enclenché par la constitution de 1996 donne aux collectivités territoriales décentralisées (Ctd) la prérogative de réaliser la mise en place de certaines infrastructures ainsi que la gestion d’un certain nombre de compétences jusqu’ici dévolues à l’administration central. Une innovation dans les pratiques de gouvernance au Cameroun qui requiert la maîtrise des codes et outils qui la structurent.

Pour y parvenir, les maires des communes Bangangté, Bazou et Tonga, dans le département du Ndé savent qu’ils faut s’approprier des outils leur permettant de mieux aborder les défis imposés par la mise du développement local. A l’initiative de l’Association de recherche et des réalisations pour le développement économique local, régional et national (Arrdel), ils s’y sont consacrés les 17 et 18 décembre 2020, à l’hôtel de ville de Bangangté.

Le président de l’Arrdel le souligne, «l’arrimage des maires à l’implémentation du développement local passe par la maîtrise de l’esprit de la décentralisation et celle des stratégies innovantes pour un développement territorial durable.» Pour cela Ludger Ngamani soutient que les exécutifs communaux doivent s’armer des outils et mécanismes édictés par les différentes lois et autres dispositifs régissant la décentralisation.

Vu sous ce prisme, la quinzaine d’experts mobilisés a entretenu les maires et personnels des mairies sur les contenus de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30). Un document qui met en exergue la vision pour la transformation structurelle et le développement inclusif. Dans le même esprit, maires et acteurs du développement de proximité réunis à Bangangté ont été familiarisés à la gestion axée sur les résultats. Un impératif de performance qui s’appui sur la maîtrise du budget programme.

Reste que les prérogatives transmises aux maires dans l’optique d’un développement local efficient ne prennent racine dans la bonne élaboration du Plan communal de développement (Pcd). L’outil de planification locale utilisé depuis l’année 2012 n’est pas toujours maîtrisé par de nombreux élus locaux. Hors, soutiennent les experts, l’implication des populations et la conduite soutenue du développement local exigent un diagnostic préalable des besoins. Un préalable à la planification et à la programmation du développement de proximité. C’est de même que l’efficacité attendue des maires dans l’implémentation de la décentralisation requiert leur appropriation du cadre et des prospectives de planification urbaines. Des documents explicites de la loi sur l’urbanisme qui promeuvent l’édification des infrastructures communales.

Le projet d’imprégnation et d’implication des acteurs locaux à la décentralisation et au développement local est une initiative de l’Association de recherche et des réalisations pour le développement économique local, régional et national. Selon ses promoteurs, il s’agit pour cette organisation de promouvoir la contribution effective de la société civile à la mise en œuvre et à l’approfondissement du processus de décentralisation, de démocratie et de gouvernance locale au Cameroun.

2005 – 2020 camer.be

Source: https://www.camer.be/mobile/83754/11:1/cameroun-nde-les-maires-a-lecole-du-developpement-local-cameroon.html

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